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 Look like death lived in the hotel of my eyes ♦ Asmodée

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Asmodée
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Humeur : Démoniaque.
MessageSujet: Look like death lived in the hotel of my eyes ♦ Asmodée   Dim 30 Avr - 17:12

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Elisabeth Shelley
" You bumped into me, I was down and you took me up past the ceiling. You are the disease, I'm the remedy that numbs all your feelings, You come looking for me, I'm the only one that keeps you sound, Bring you down to your knees, 'Cause I'm the only one that makes you. "
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Identité
Identité de l'humain possédé
+ Nom : Née Walcott, est devenue Madame Shelley.
+ Prénom : Elisabeth
+ Date de naissance : 24 Décembre 1846.
+ Lieu de naissance : Wentworth Street, Londres.
+ Lieu de résidence :  Belgravita, Londres.
+ Situation familiale : Mariée.
+ Emploi : Bourgeoise bien entretenue, offre son temps libre aux orphelinats, adepte de bars et salles de jeux, elle est douée aux jeux de cartes.
Le Démon
+ Nom du démon : Asmodeus
+ Rang : Ministre et Surintendant des Enfers et des maisons de jeu.
+ Titre : Prince de l’empire infernal, lieutenant d’Amoymon.
+ Domaine magique maîtrisé : Magie du Feu.
Signes Particuliers
Elisabeth ne passe pas inaperçue lorsqu’elle marche dans les rues sombres de Londres. Jeune femme d’environ un mètre soixante sept, physique normal, chevelure brune bouclée et peau d’une blancheur parfaite.

Son visage est ovale, son nez fin et ses yeux verts en amande. Son regard est ce qu’on voit en premier chez elle, perçant et froid, un brin calculateur, il s’attendrit après quelques mots échangés avec elle, laissant croire qu’elle n’est qu’une femme sûre d’elle et forte.

Ses lèvres sont pulpeuses et toujours couvertes d’un épais rouge à lèvres couleur vin. Elisabeth est toujours bien apprêtée, coiffure parfaite, mèches soigneusement placées derrière les oreilles elles-même décorées de magnifiques boucles ornées de joailleries diverses.

Toujours enveloppée de vêtements sombres, on pourrait croire que la jeune femme n’a aucun signe physique particulier, pourtant une fois sans un vêtement, le corps de la possédée est griffé de cicatrices profondes notamment dans le dos, témoignages poignants de son passé violent.

Au delà de ça, la jeune brune ne possède aucun signe de possession, son regard est profond et glacial, elle n’inspire pas vraiment confiance aux premiers abords mais elle sait toujours paraître pour se donner une image de bonne personne.

Son ombre démoniaque, dévoilée par un éclat de foudre aura une apparence monstrueuse. Monstre affreux armé d’une lance et d’un blason, doté de trois têtes notamment celle d’un bélier aux longues cornes, d’un taureau et d’un homme au physique particulier. Tout comme l’apparence d’Asmodée, qui possède une longue queue de serpent et des pieds d’oie. Nous sommes bien loin du physique avantageux de la jeune femme qui lui sert de couverture.

Elisabeth est connue pour être très douée dans les jeux de cartes, ce qui étonne beaucoup.

Elle a bien souvent une ombrelle avec elle pour se protéger du soleil ou des éclaircies, elle aime son teint de porcelaine.
Informations Complémentaires
 Elisabeth utilise peu sa magie, étant souvent entourée de personnes qui lui lèchent les bottes ou qu'elle tente d'avoir dans sa poche, elle peut rarement se permettre de l'utiliser.

Elle en a l'utilité pour faire disparaître des traces ou des personnes qui la gène, tout ce qui pourrait compromettre ses plans.

Elle hésite d'ailleurs beaucoup à tuer son époux afin d'hériter de sa fortune et son empire, mais elle n'a pas assez confiance en lui et le trouve encore trop utile comme couverture.

Elle n'a gardé aucun objet, aucune habitude de son ancienne vie, elle a d'ailleurs menti sur son passé pour s'intégrer à la bourgeoisie locale.

Biographie

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CARACTÈRE DE VOTRE PERSONNAGE ▬ Elisabeth est quelqu’un de très distingué et bien élevé, elle est toujours courtoise et polie. C’est une personne facilement abordable, elle parle avec tout le monde sans aucun jugement et saura être à l’écoute au besoin, cependant, ne vous attendez pas à ce qu’elle se confie. La jeune femme ne parle jamais d’elle, la rendant très mystérieuse pour ceux qui la côtoie. A vrai dire, elle ne se confie jamais et paraît toujours sûre d’elle, elle semble intouchable et impossible à blesser, on la voit très rarement contrariée si ce n’est jamais.

Elisabeth paraît sympathique bien que distante, même si lui parler est chose facile elle n’est l’amie de personne et se contente de relations bienveillantes, elle est serviable avec ceux qui le mérite et surtout, ceux qui peuvent lui servir : n’oubliez pas qu’elle est un démon. Elle tient à ce que les gens aient confiance en elle et ainsi, peuvent appuyer ses volontés ou lui obéir, derrière la femme presque parfaite se cache quelqu’un de redoutable et mesquin, elle aime contrôler et que tout tourne comme elle le souhaite.

Elisabeth est quelqu’un de très rancunier, lui faire du mal ou la contrarier serait comme une déclaration de guerre mauvaise de coups bas, d’entourloupes et de plans parfaitement calculés. C’est une jeune femme intelligente qui s’est forgée avec son passé, elle est douteuse de tout le monde, ne se lie à personne et surtout peut devenir votre pire ennemie si vous ne la caressez pas dans le sens du poil. Elle tolère quelques personnes dans son entourage -son camarade Zabulon par exemple- et est très loyale à ces personnes qu'elle accepte, elle saura se rendre utile mais n'accepte aucune arnaque, si elle a des doutes elle fuira, si elle a confiance elle sera votre meilleure alliée.

Même si elle aide parfois les enfants d’orphelinat, Elisabeth n’a pas la fibre maternelle, elle n’aime pas spécialement les enfants mais tient à faire bonne figure. Elle a d’autres priorités bien plus funestes et c’est ce qui la fait vivre : elle sera prête à tout pour parvenir à ses fins, elle partage le lit d’un vieil obèse, c’est pour dire.

Attentive, Elisabeth retient tout ce qu’elle entend ou voit, les prénoms, les événements, les liens, elle tient à être proches de ceux qui pourraient lui être utiles ou ceux qui pourraient lui être néfaste. Elle aime contrôler et donc, savoir tout ce qui est possible est le meilleur moyen d’avoir la main mise sur une grande partie de la population, elle n’hésitera pas d’ailleurs à utiliser des éléments gênants pour faire pression. Car même si elle semble être adorable et douce, cette jeune femme est aussi froide que la Mort et aussi mauvaise que le Démon qui la possède puisse l’être, elle ne sourcille pas face à la misère, la mort ou la torture, elle fait semblant d’en être peinée mais au fond, elle s’en fiche pas mal.

Elle-même n’est pas tant passionnée que ça par la violence ou les meurtres, elle s’exécutera au besoin mais n’y prendra aucun plaisir malsain, elle préfère donner le sale boulot à d’autres.


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HISTOIRE ▬ Fût un temps où l’on pensait qu’il suffisait de respirer les entrailles d’un poisson pour faire fuir un démon.
Asmodée avait beaucoup de choses relativement amusantes à raconter, entre les croyances des diverses époques et les rites à la mode, le Prince Infernal avait prit goût à s’aventurer sur Terre pour y instaurer le Chaos. C’était devenu l’un de ses terrains de jeu favori, si ce n’était son préféré.

Le démon se rappelait de toutes les personnes qu’il avait possédé, tous récupérés dans des états lamentables, des marionnettes parfaites pour exécuter ses plans diaboliques. Tout commença par Sarah, la douce Sarah qui tua sept de ses époux lors de la nuit de Noces. N’est-ce pas un tableau magnifique ? Une vie truffée de mort, une jeune femme faible et promise à divers époux… Asmodée en avait beaucoup rit et, en avait largement profité.

Mais cet imbécile, l’Archange dont il ne daignait même pas prononcer le nom, fini par l’enchainer dans le désert de la Haute-Egypte, c’est ainsi que tout le monde pensa que le cas Asmodée, Prince Infernal était réglé.

A vrai dire, le Démon n’allait pas s’arrêter à quelques chaînes, il s’amusa à provoquer quelques désordres dans la discrétion la plus totale, à divers endroits du Monde, on retrouva sa trace dans les années 1630.

Asmodée est l’un de ces démons qui n’est pas fait pour faire les choses les plus saines et, après plusieurs siècles enfermé dans des corps qui ne lui étaient pas très utiles, le démoniaque jugea amusant de s’en prendre à un Cardinal de l’époque.

Il y avait ce Père Urbain Grandier, brave Français et curé qui jugea bon d’invoquer quelques démons afin de s’en prendre à des victimes bien clichées : des sœurs. Asmodée fût bien évidemment de la partie, accompagné notamment d’un grand ami de la discorde, Zabulon.

S’amuser avec des religieuses n’était pas une première, mais après des siècles de silence, Asmodée retrouvait peu à peu l’envie de taper plus haut, les démons usèrent des sœurs pour présenter des mises en scènes salaces, ce qui fit tâche à l’Église.

Les procès accusaient tout le monde, même ce pauvre curé qui avait invoqué les démoniaques. Asmodée, parfaitement caché dans le corps d’une jeune sœur admirait le spectacle sanglant des procès, organisant avec ses confrères d’autres petites représentations qui faisaient criser les hauts Catholiques.

C’est par ennui qu’il abandonne son enveloppe féminine cinq ans plus tard.



Le cas Elisabeth Walcott

1846
Les bas-fonds de Londres ont toujours été connus pour y recenser le plus gros taux de misère, les pauvres s’entassent, se meurent, plongent dans des habitudes malsaines afin de noyer leurs problèmes.

Elisabeth était l’un de ces problèmes, ses parents déjà à la tête d’une fratrie de douze, maman aussi malade qu’un vieux chien galeux et monsieur vomissant chaque jour son surplus de vinasse pensait déjà, l’enfant juste arrivé à la façon dont ils allaient le tuer.

S’il y avait une chose relativement bien dans ces coins de Londres, c’était que les moyens de tuer un nouveau-né étaient nombreux : il y avait un petit cour d’eau vaseux qui permettait de noyer le nourrisson avec une facilité déconcertante, mais si on était à court de temps, il y avait des meutes de chiens sauvages affamés qui ne détourneraient pas le regard face à un bout de viande braillant encore rose de fraîcheur. Enfin, il y avaient les techniques habituelles dont Monsieur et Madame étaient adeptes : l’étouffement, l’étranglement et enfin, pour des jours plus durs, l’abandon.

Monsieur s’empressa de conduire le petit être, enrubanné de blanc et de sang dans les bois les plus proches : les loups n’allaient pas tarder à pointer leur nez, il se justifia en prononçant le sacrifice en honneur de Dame Nature. Titubant, l’homme déposa le bébé au milieu d’une clairière et fila, sous les cris malheureux du pauvre petit.

La forêt était silencieuse. Très silencieuse.

La nuit commençait à peine à tomber, le froid glacial n’allait pas mettre longtemps pour mettre fin à la triste et courte vie du nourrisson, au même endroit que grand nombre de ses cousins, frères et sœurs et autres petits voisins.

Des pas rapides s’approchaient, une petite voix braillante brisait le silence pesant de la forêt, l’autre, la voix d’une femme visiblement agacée.

« Vous me faites mal ! »
« Tu n’avais qu’à pas t’enfuir, petite peste ! » Le regard de la petite fille s’arrêta sur le bébé. « Regardez ma sœur, il y a un bébé qui pleure ici ! » Il s’agissait donc d’une petite fille traînée par une bonne sœur, peut-être une gamine d’un orphelinat qui s’est fait la malle ? Quoi qu’il en soit, la vieille femme s’approche du nourrisson congelé et l’attrape sans attendre. « Humph. Encore en vie. »

1852
« Je vous salue, Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus
le fruit de vos entrailles est béni,
Sainte Vierge Marie...
 »

Erreur fatale. La Mère Supérieure, aussi réactive qu’un rapace fond sur la petite brune et lui attrape l’oreille.
« SAINTE MARIE, Mère de Dieu ! » La sentence était tombée, trois heures dans le cabinet noir pour ‘faute grave’.

Pourtant, Elisabeth la récite tous les jours cette prière, mais impossible pour elle de la retenir, sûrement à cause de la fatigue. Depuis trois mois, la petite fille passe ses journées dans l’obscurité des mines, les petits orphelins sont des rats parfaits pour passer dans les plus petits tunnels. Alors oui, a six ans il est difficile de rester plus de huit heures dans les profondeurs, à pousser des chariots qui font six fois notre taille, les poumons rongés par les poussières pour un salaire dont on ne voit même pas la couleur. Comment les sœurs finançaient l’église du coin à votre avis ?

Les bons côtés d’être des dizaines d’heures sous terre dans la semaine, c’est que la punition du cabinet noir n’était plus vraiment un supplice, c’était juste la continuité d’une journée normale. Quelques minutes après qu’Elisabeth fût jetée comme une malpropre suite à son blasphème qu’elle ne comprenait pas vraiment, elle fût rejoint par une autre petite fille, plus jeune, elle semblait moins habituée à l’obscurité et fondit en larmes, à peine tombée sur le sol dur.

« Il va falloir que tu t’y habitues, Angie. » Murmure la petite Elisa à sa camarade en larmes. « Tu sais, toi aussi quand tu tes six ans tu vas devoir travailler, t’auras pas intérêt à avoir peur du noir. » L’autre gamine plonge ses yeux larmoyants dans les perles vertes de sa compagne de fortune. « Soeur Marie-Jane m’a dit que j’étais trop faible pour aller dans les mines, elle m’a dit que je ferai autre chose. Que j’irai dans une famille qui a une grande maison ! » Répond la plus petite.

Même si elle n’avait que six ans, Elisabeth était lucide, elle savait très bien ce que voulait dire ‘une famille avec une grande maison’ c’était la version jolie pour ‘être exploité par des fermiers peu scrupuleux des journées entières sous le soleil de plomb, avec pour seul récompense de pouvoir dormir dans la même niche que les chiens de chasse’. La petite fille aux cheveux noirs pose sa main sur l’épaule de l’autre gamine et ajoute : « Il faut vraiment qu’on parte d’ici... » « Mais Elisa ! Les sœurs vont nous taper si on s’enfuit ! » « Il faut juste pas qu’elles nous trouvent ! »

1856
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante,
désormais, tous les âges me diront bienheureuse. 
»

« Dites à la domestique de nous jouer quelque chose, le silence me rappelle mes acouphènes ! »
un coup de coude et le message est passé. La petite fille aux cheveux de jais s’installe au piano, à peine ses petits doigts effleurent les touches que la dame de maison se lève, hurle, et claque la joue rose de l’enfant.

« Tes mains dégueulasses, domestique ! Sur un piano qui coûte plus cher que ta misérable vie et celle de ta copine ! Va donc te laver les mains avant. » L’enfant s’exécute, elle ne lancera pas son habituel regard noir, son dos est encore marqué par le ceinturon de Monsieur.

L’autre petite fille avec qui elle s’était enfuie de l’orphelinat était là, dans la cuisine à récurer depuis des heures la vaisselle en argent. Elles se lancent toutes les deux des regards compatissants.

Sans attendre, la petite Elisabeth retourna au salon où toute la famille de bourgeois qui l’avait achetée à l’orphelinat, l’attendait pour un concerto. La fugue d’il y a quelques années avait échouée,lamentablement. Les sœurs avaient organisé des battues et les deux petites filles avaient été retrouvées une dizaine de jour plus tard, mais la sanction fût rude : une vente en lot.

1863

« Je confesse à Dieu tout-puissant,
Je reconnais devant mes frères,
Que j’ai péché en pensée, en parole,
par action et par omission.
Oui, j’ai vraiment pêché.
 »

L’hiver était rude, les cristaux gelaient dans la crinière de jais de la jeune femme. « Il faut être belle », disait la maquerelle, « Nous allons recevoir la visite de français ici, ce sont nos meilleurs clients. » La jeune femme roula des yeux, elle n’aimait donc pas les français.

Cela faisait quelques jours qu’Elisabeth, ici appelée simplement Lisa, avait accepté un misérable travail qu’était la prostitution. Elle aurait pût choisir autre chose, travailler à l’usine, mais l’heure était grave et le besoin d’argent urgent. Angelina, la petite fille qu’elle avait gardé sous son aile depuis leur rencontre dans le cabinet noir, était tombée gravement malade. Depuis leur fuite de la maison de bourgeois aux quatorze ans de l’aînée, les deux jeunes filles avaient réussi à vivre grâce à leurs petits travaux respectifs.

Mais un salaire en moins et tout plonge. Ce fût alors avec dégoût que Elisabeth accepta le travail infâme proposé par la maquerelle du quartier qui, d’après sa réputation, ne traitait pas trop mal les jeunes filles qui bossaient pour elle. D’apparence, la Patronne ne faisait pas bien méchante, un peu rondouillarde et serrée dans ses corsets, maquillage outrancier et cigarette dans le bec, personne ne s’imaginait le calvaire que subissait celles qui bossaient pour elle.

Il fallait être au top, tout le temps. Il fallait rester dans la maison close h24, les nuits étaient courtes et parfois inexistantes. Il fallait répondre aux besoins des clients et, si l’un d’entre eux voulait une brune pulpeuse relativement jeune, il fallait la lui apporter sur un plateau d’argent illico presto. C’est le buisness qu’elle disait.

1866
Rien ne pouvait retenir les larmes de la jeune femme, les mains tremblantes, les doigts cramponnés au drap qui recouvrait le corps rigide de son amie. Morte. Froide et bleue. Dix milles questions filaient dans l’esprit fragile d’Elisabeth, rongée par la fatigue et le désespoir. Qu’allait-elle faire à présent ? Séparée à tout jamais de sa seule amie ? Seule. Sans un sous, tous les centimes donnés aux médecins pour qu’ils daignent se pencher sur le cas d’une pauvre jeune fille, crachant sang et glaires, vomissant ses tripes et surtout, qui était une pauvre fille des rues. Qu’allait-elle faire du corps ?

Son maquillage de fortune était en déroute. Elle s’agrippa au bras figé de son amie, priant de toute son âme pour que ce cauchemar cesse.
Les jours étaient tristes et les nuits étaient longues. Le regard fixant le plafond craquelant, la main pâle mais vivante d’Elisabeth tenait avec délicatesse, celle putréfiante de son amie, morte depuis deux semaines maintenant.

Sa vie s’était arrêtée, la neige battait dehors, s’écrasant sur les carreaux de fortune de la petite chambre que se partageaient les deux jeunes femmes depuis quelques années maintenant. Le propriétaire avait frappé à la porte avec acharnement, réclamant un loyer trop élevé, la patronne avait envoyé diverses menaces au cas où sa brune favorite ne revenait pas tout de suite. La situation était trop complexe et les nuits d’Elisabeth trop hantées, on lui avait appris à prier quand rien allait, mais même sa croyance s’était effacée, croire en Dieu ? Ce n’était qu’une supercherie pensait-elle en observant le regard vide de son amie.



Ce ne fût que plusieurs semaines plus tard qu’on découvrit le drame, grâce au propriétaire de la chambre qui s’inquiétait de la puanteur des lieux. Le spectacle était aussi poétique que ragoûtant, deux jeunes femmes aussi belles l’une que l’autre, une brune et une blonde, l’une au bord de la mort, l’autre déjà desséchée et bien trop décomposée pour être reconnaissable.
La décision fût rapide : fosse commune pour l’une, asile pour l’autre.

1867
Elle avait la délicatesse des roses bourgeonnantes, l’éclat des rivières pures et la beauté des déesses grecques.
Parfaitement coiffée et le teint magnifique pour une patiente d’asile, tout le monde observait le changement radical et incompréhensible d’une des patientes jadis la plus difficile à maîtriser tant sa peine était lourde.

Des nuits entières où elle vidait toutes les larmes de son âme, où elle se disait torturée par un esprit malin qui lui parlait. Personne ne l’avait crue, puis elle s’était réveillée un matin, aussi calme et belle qu’elle ne l’a jamais été. Les médecins et autres membres du clergé étaient venus admirer ce changement radical sans le comprendre, ils avaient fini par conclure que sa foi en Dieu l’avait sauvée de sa misère. Elle leur avait fait croire ça, mais elle savait très bien comment et qui, avait soigné son mal. La croix qu’elle portait sur son cou n’avait aucune signification pour elle, aucune signification pour eux.

   24 Décembre 1866

« Cela fait plusieurs nuits qu’on parle, toi et moi, Lise. Je suis si attristé de te voir dans un état pareil, tu pourrais être si belle, si forte, pourquoi n’acceptes-tu pas… mon humble proposition ? »

La voix dans sa tête, elle ne voulait pas partir. Cette voix grinçante, rien ne pouvait la faire fuir et, elle, pauvre gamine perdue était là, agrippant le drap, larmes dégoulinantes sur ses joues pâles.

« Je… je ne veux pas ! »

« Shht… On pourrait faire de grandes choses toi et moi, j’ai déjà un plan. Tu as tant à y gagner, Lise. Regarde-toi, si seule, si malheureuse, tu as toujours souffert dans ta petite vie, profitons de ta beauté, profitons de leur naïveté et faisons de toi… une reine ! » Elle ne voulait pas y croire, ces paroles alléchantes, tout était faux mais… terriblement tentant. « Je sais ce que tu penses, ma douce Lise. Pourquoi faire confiance en un démon ? On t’as appris à en avoir peur et pourtant, Dieu as t-il fait quelque chose pour toi ? » Il lui répétait toujours les mêmes choses, tous les soirs, toutes les nuits. « Tout le monde t’écrases, je peux inverser les rôles, on peut tous les écraser. »

Elle soupire.
« Pourquoi veux-tu m’aider, démon ? »
« Parce que te voir, toi, si belle et si martyrisée, enfermée ici à cause de ta bonté… ça me chagrine. » Elle ne voulait pas se l’avouer mais, il était si gentil avec elle. Elle était si naïve pour lui. « Lâche un peu prise, Lise. »

1872
« Monsieur Andrew Shelley et sa future femme,
Vous invite à leur somptueuse union devant Dieu,
A l’église du Centre, 11h00.
 »
La mariée était magnifique, la robe aussi, longue et parsemée de diamants. Elle portait des diamants presque à chaque doigts, son maquillage était parfait tout comme sa coiffure, tout le monde admirait cette beauté sans pareil, mais personne ne savait d’où elle venait. On parlait d’une digne héritière d’un bourgeois français, personne n’a eu de nom, mais après tout, ce n’était pas grave.

Le marié avait cinquante années bien passés et une hygiène de vie douteuse, cigare entre les doigts boudinés, rire gras et chemise trop serrée, cheveux plaqués en arrière, le visage bouffi par l’alcool. Mais il était tellement riche et tellement influant, détenteur d’un des meilleurs casino de Londres où tous les plus riches adoraient perdre leur argent.

Il était persuadé d’avoir trouvé la pimbêche idéale, parfaite pour bien paraître il ne s’attendait sûrement pas à s’unir avec un démon déguisé en diva.

1877

« O Satan, toi qui es l’ombre de Dieu et de nous-mêmes,
j’ai écrit ces pages d’angoisse pour ta gloire et pour la honte. 
»

« Votre Empire est impressionnant, Madame Shelley. Depuis votre mariage avec… avec cet homme là, on dirait presque que c’est vous qui tenez la maison. » Ce type était un bourgeois lambda, accro aux jeux et il s’avérait qu’il était un poil jaloux qu’une dame aussi intelligente et belle soit celle d’un vieil homme aigri et laid.

« Oh vous savez, depuis qu’Andrew s’intéresse à la vente d’alcool dans son bar privé, il m’a donné la main mise sur sa maison de jeu. Il connaît mon amour pour les jeux de cartes et les festivités. »
Le regard d’Elisabeth parcourt la salle pleine à craquer de riches, d’accros et de fana, tous des victimes potentielles et parfaites pour le démon qu’elle était. « Et pour tout vous dire, ça me va amplement. »

« Vous aimez tellement les jeux qu’on vous aurait vu même gagner des parties dans des bars moins luxueux, un ami m’a dit vous apperçevoir dans les Coupes-Gorges, ce genre de coin peu fréquentables pour une lady comme vous. »
Le sourire de la jeune femme s’étire, elle s’installe un peu mieux dans sa chaise et tire une cigarette.

« Les plus pauvres sont bien meilleurs joueurs que ceux qui viennent ici, c’est pour ça que je préfère aller là-bas. » Le démon riait intérieurement, de part leur désespoir, les pauvres étaient plus influençables. Quoi que.

Derrière l'écran
Qu'on en sache un peu plus

+ Votre pseudo sur le net : Amduscia.
+ Votre age : 21 ans, que je leur fait croire.
+ Fréquence de connexion : 7/7.
+ Comment avez vous connu le forum ? Y a un mec chelou qui m'en a parlé, il aime bien dire "la calotte de tes morts".
+ Des questions ? On peut faire des motards viking biker vampire ?
+ Crédits des images que vous utilisez : C'est moi qui fait.
+ Célébrité utilisée pour l'avatar : Dita Von Teese
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