Partagez | 
 

 Evelyn L. Eliott [Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Le Dahlia
Messages : 57
MessageSujet: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Mar 12 Sep - 17:40

img

Evelyn Lys Eliott
Une couronne d’épines, ce n’est qu’une couronne de roses d’où les roses sont tombées.

Robert de Flers
avatar
Identité


Les Bases


+ Nom : Eliott
+ Prénom :  Evelyn Lys
+ Date de naissance : 04/10/1849 - 28 ans
+ Lieu de naissance : Londres – Peckham
+ Lieu de résidence :  A l’heure actuelle, n’importe quelle chambre de gîte, sordide ou pas, taverne, boui-boui, trou à rats, cul de basse fosse, fait l’affaire d’une nuit…
+ Situation familiale : Sans commentaire…
+ Emploi : Avant, j’étais apothicaire… Mais ça, c’était avant.

Le sorcier


+ Ordre de Sorcellerie : Loge de Pandore

+ Niveau théorique : En pleine maîtrise, son niveau n’est vraiment poussé et significatif qu’à l’usage de la magie des plantes. Sa métamorphose, pour sa part, si elle est gérée avec intelligence, est beaucoup moins impressionnante. Evelyn maîtrise certaines formes animales beaucoup plus que les autres, une fraction d’ailleurs assez limitée compte-tenu de la variété qu’offre le monde animal, et uniquement des animaux d'une envergure moyenne à petite. Quant à sa maîtrise de la magie des pierres, disons qu’elle est encore loin de pouvoir en faire pleuvoir… Du reste, ce n’est pas cette perspective qui l’a attirée dans cette branche, mais ce que ça peut lui apporter en tant qu’archéologue. De ce fait, son approche de cette magie est d’avantage « scientifique » que de coutume, bien qu’elle sache s’en servir pour contraindre son environnement si le besoin s’en fait sentir.
Dénuée de maîtrise, en revanche, sa magie est (à son grand dam et sans qu’elle ne parvienne à se l’expliquer) dévastatrice. Elle-même n’en connaît pas les limites, et ne souhaite pas les explorer... Elle souhaite même ne jamais les atteindre, dusse son potentiel rester à jamais au tiers de ses capacités…

+ Domaines de magie maitrisés :  + Magie des plantes / + Métamorphose /
+ Magie de la pierre

+ Signature magique : Jusqu’à il y a peu, chaque fois qu’elle usait de magie, des fleurs des champs poussaient dans un cercle d’environ un mètre autour d’elle. Elles s’épanouissaient et perduraient, vivaient leur vie de fleur, avant de mourir plus ou moins rapidement, mais à un rythme et de façon tout à fait naturelle. Depuis récemment cependant, elles sont à peine écloses qu’elles périssent immédiatement, substituant au cercle verdoyant une zone de fine poussière, laissant à Evelyn un goût amer en bouche,  et surtout la volonté de reprendre le dessus sur la culpabilité qui la ronge, responsable indéniable de ce changement, sans qu’elle ne parvienne toutefois à en trouver le moyen…

Signes Particuliers


Quand elle a eu douze ans, son père lui a fait tatouer des runes dans le dos. « Ce sont des verrous » a-t-il dit, des protections diverses, plus sûres que les colliers, qui peuvent se perdre. +  Ses mains ont vieilli prématurément à cause du travail manuel exigé pour la pratique de la magie. + Son corps, quant à lui, porte plusieurs cicatrices un peu partout, témoins des pérégrinations diverses et risquées de la sorcière. + Elle a une peur panique du feu.
Informations complémentaires
 

A la Loge de Pandore, les quelques rares à encore la croiser à des heures indues ont reçu l’ordre express de ne plus jamais prononcer son nom. A présent, si jamais elle doit absolument apparaître dans une discussion orale, on en parle comme d’une plante, le Dahlia. Cette information n’est pas répandue dans toute la Loge cependant, mais uniquement aux stades les plus élevés, les plus sûrs, afin de ne pas risquer qu’elle tombe entre les mains d’un cultiste.

Biographie

icon
CARACTÈRE DE VOTRE PERSONNAGE ▬

Evelyn a le caractère typique des personnes qui ont mangé un peu trop de cailloux. Réservée, méfiante (voire commençant à verser dans la paranoïa), discrète, peu loquace… Elle n’est pas la personne qu’on appelle quand on a besoin d’être expansif, de hurler à la lune, de se bourrer joyeusement la gueule avec de parfaits inconnus en toute impunité. Et pourtant, Dieu sait si ça lui ferait du bien, de crier un bon coup… Malheureusement pour son équilibre, sa retenue l’en empêche, aidée plus récemment dans sa tâche par la crainte d’attirer l’attention des mauvaises personnes... Sa timidité première la rend terne aux yeux des personnes expansives. Pour ceux qui ne creusent pas beaucoup et s’arrêtent au jeu des apparences, elle est une femme gentille, adorable même, prête à aider dès qu’on le lui demande… Mais… Chiante comme la pluie, trop intellectuelle, trop sérieuse. Justement parce qu’elle est plus calme qu’extravertie. A sa décharge, rares sont les personnes à hurler leur joie au premier venu, n’est-ce pas ? D’autant plus qu’Evelyn a une image à défendre auprès des mages, elle ne peut pas se montrer n’importe comment avec n’importe qui, sans risquer d’entacher la bonne réputation de ses parents… Du reste, ça ne l’intéresse pas vraiment, toutes ces démonstrations, ces dégueulis de sentiments divers et variés. Les fêtes, les bals, le flirt… Ça n’a même jamais titillé réellement son intérêt, d’ailleurs. Attention, ça ne veut pas dire qu’elle est contre boire un coup, loin s’en faut ! Au contraire en fait, elle est toujours prête à partager… Mais encore une fois, pas avec n’importe qui, n’importe comment. Avec des amis, des vrais, ceux qui savent que derrière la façade de réserve polie qu’elle affiche, elle cache un grand sens de l’humour et une profonde chaleur, avec des personnes avec lesquelles elle pourra nourrir des discussions stimulantes pour l’esprit et non pas meubler le silence d’inepties, avec des gens francs et honnêtes qui ne lui demanderont pas de chercher les failles trahissant les mensonges dans leurs discours... Ici, on ne parle pas d’un brasier, du genre de ceux qui vous consument en un instant, non. Evie, c’est d’une chaleur beaucoup plus douce dont il est question, plus diffuse, intérieure, réconfortante comme un feu de cheminée par une nuit d’hiver.

D’apparence, donc, elle peut sembler manquer de fermeté. C’est bien mal la connaître. Si elle n’impose jamais son point de vue et prend à cœur d’écouter son prochain sans le juger, elle n’en reste pas moins psychorigide sur bien des sujets. Evelyn porte le paradoxe partout avec elle, ouverte à la discussion et au débat sans chercher à convaincre, mais en sachant pertinemment qu’elle-même ne se laissera pas fléchir. L’astuce réside sans doute dans la simplicité qui émane d’elle. On peut lui reprocher énormément de choses, mais le vice et l’hypocrisie n’en font pas partie. Si les évènements récents l’ont contrainte à apprendre à mentir, l’obligent à parfois se montrer sournoise, elle n’éprouve qu’une profonde aversion à cette pratique et y a recourt le moins possible, uniquement quand elle ne voit pas d’autre moyen d’arriver à ses fins.

Dénuée de tout esprit vindicatif, elle refuse pourtant, si on l’offense, de tendre l’autre joue. Ici s’illustre un exemple de sa psychorigidité. Personne pudique et de nature relativement méfiante, il faut du temps et de la patience pour gagner sa confiance, sa naïveté l’ayant déjà envoyée droit dans le mur à de nombreuses reprises. Si elle ne souhaite de mal à personne, et, même, a besoin de faire le bien autour d’elle, elle a cessé de croire en l’être humain, et prend le temps de la réflexion avant de s’investir dans une relation. Pour cette raison, lorsqu’elle a décidé qu’elle pouvait s’investir, elle plonge aussi sûrement qu’Alice dans le terrier du lapin blanc. Parfois, tout se passe bien, elle avait bien cerné la personne, qui est correcte, et la relation s’épanouît. A d’autres, Evelyn fait preuve d’un certain manque de jugement et se voit s’être investie avec quelqu’un qui la trahit ou la déçoit. Auparavant, dans ce cas, elle s’en détachait avec une impressionne désinvolture, se fermait à elle et l’oubliait, presque comme si elle n’avait jamais croisé sa route. Ce n’est évidemment plus le genre de risques qu’elle peut prendre à l’heure actuelle. Son pouvoir d’abstraction, s’il lui faut un petit peu de temps pour le mettre en place, est d’une redoutable efficacité, laissant ainsi l’esprit de la jeune femme libre de philosopher tout son saoule. Les gens vont, les gens viennent, elle refuse de laisser ceux qui l’ont blessée l’aigrir et pourrir ce qui pourrait naître de nouvelles rencontres.

Quand on discute un peu avec elle, on s’aperçoit qu’Evelyn est une femme profondément gentille, même si parfois un peu radicale, et d’une extrême exigence avec elle-même. D’une loyauté sans faille, elle met en avant le bonheur des personnes qu’elle estime, possède un flagrant esprit de justice, et fait partie de ces rares individus, simples, à faire de la recherche de nouveauté constante leur propre bonheur. Les énigmes, puzzles et autres jeux d’esprit ont toujours fait sa joie, au même titre que les plantes, qu’elle a plaisir à faire pousser, avec ou sans magie.

Néanmoins, il faut savoir que le récent incident qui a coûté la vie à de nombreuses personnes et dont elle porte la responsabilité a quelque peu altéré sa personnalité, sans en détruire les bases. S’il lui est plus difficile que jamais de se lier à quelqu’un, elle n’hésite pourtant toujours pas à se mettre dans des situations tendues pour des idées qui la dépassent, comme par exemple fermement s’interposer entre des saoulards et une toute jeune femme. Mouvement impulsif, elle serait bien en peine de rectifier ce genre d’élan, même si elle le voulait. Elle les assume jusqu’au bout, cela dit, peu importe ce que ça implique. Aussi difficile à concevoir que cela puisse être, sous ses airs de biche se cache une lionne, intrépide et redoutable… Et sa hargne en la matière, si réelle depuis toujours, ne s’est vue que décuplée depuis l’incident. En effet, écrasée de remords depuis, elle n’a de cesse de vouloir réparer toutes les injustices de ce monde… Pour les personnes auxquelles elle vient en aide autant que pour elle-même, pour se faire pardonner du Seigneur, pour parvenir à se pardonner elle-même. Omniprésente, la culpabilité est une ombre qui plane sur ses pensées à chaque heure de chaque jour, laisse sa sombre emprunte, plus ou moins profonde, sur chacun de ses gestes, chacune de ses paroles. Elle est devenue une compagne fidèle, qui l’observe à tout instant et se rappelle à son bon souvenir de façon plus ou moins capricieuse. Mesquine geôlière, elle ouvre béantes les portes de l’âme d’Evelyn à la douleur d’autrui, la forçant à la faire sienne, et poussant celle-ci toujours plus loin dans sa quête de rédemption… Pour faire taire la peine, pour faire disparaître la douleur.
icon
HISTOIRE ▬

Ma très chère Maman,

Si vous recevez cette lettre, cela veut dire que mon corps a été détruit et, je l’espère, que mon esprit a changé de plan. J’ignore quand vous recevrez cette lettre, ni même si vous la recevrez jamais, mais mon âme a besoin de coucher ces quelques mots sur le papier, pour, si Dieu le veut, son salut.

Vous parler a toujours été d’une désarmante facilité, comme si ce monde d’apparat et de faux semblants n’avait jamais pu vous atteindre… Vous étiez, êtes toujours je l’espère, bien au-dessus de ça. Vous savez comme je vous ai aimés, Père et vous, mais il me semble opportun de vous dire à quel point vous et lui avez été de bons parents. Certes, Père était souvent absent, et mes souvenirs d’enfance de lui se résument à quelques pensées reçues par des lettres venant du bout du monde… Mais l’un comme l’autre, à votre façon, avez su me transmettre vos principes et ici, à l’aube de la trentaine, je m’estime comme la plus chanceuse des femmes d’avoir été enfantée par des gens tels que vous.

Hélas, cette chance s’accompagne d’un douloureux revers de médaille… Votre bonne éducation est, à n’en pas douter, ce qui me vaut, au moment où j’écris ces lignes, un tourment qui pousse le sommeil à me fuir, et m’empêche de revenir vers vous, pour vous confier tout ceci de vivre voix. Dussé-je avoir été élevée par des personnes moins scrupuleuses, ma vie aurait pris une tournure bien différente… Elle aurait sans doute été plus facile. Plus sombre, à n’en pas douter, mais plus facile certainement. Plus longue, par contre ? Rien n’est moins sûr… Sachez néanmoins que je ne regrette rien. Je ne suis pas fière de moi, cela m’est même devenu impossible de me regarder dans le miroir, mais je suis fière de vous. J’emporte avec moi, en plus de la culpabilité qui est la mienne, le poids de ne pas avoir su être à la hauteur de Père et vous, la fille que vous méritiez. Vous ne pouvez savoir à quel point je suis désolée.

Vous souvenez-vous de l’été 1855 ? J’avais cinq ans, et Père était à la maison, entre deux missions. Pour l’occasion, vous et père avez invité tante Madeleine et oncle Richard, ainsi que cousin Edmund à passer quelques semaines à la maison. La chaleur était écrasante, cette année-là, et nous mangions sorbets sur sorbets. Edmund et moi préférions le citron, et vous me laissiez toujours vous subtiliser une cuillerée ou deux de framboise. Quand nous n’y tenions plus, Edmund et moi plongions dans l’étang, au bord duquel pousse du cresson des prés. C’est la première plante que vous m’ayez présenté, faisant naître chez moi cet amour de la nature qui vous est si caractéristique… Et, le soir venu, père et oncle Richard nous régalaient du récit de leurs aventures, pendant que nous demeurions allongés sur le tapis, près de l’âtre, suivant avec délectation le spectacle mimés de leurs péripéties… Si je devais pouvoir accéder au Paradis, je souhaiterai que ces quelques semaines soient mon Eden.

Ce doit vous surprendre, n’est-ce pas ?, compte tenu de mon souhait d’être formée, quand je fus en âge de choisir, par la Loge plutôt que par l’Ordre de Gaïa, auquel vous appartenez. Vous ne m’en avez jamais tenu rigueur, mais je sais que ma décision vous a déçue, et croyez bien que je le regrette. Si c’était à refaire, je ne suis pas certaine que je ferai un autre choix, mais il serait toujours aussi difficile, soyez-en assurée. L’Ordre de Gaïa m’aurait comblée, à n’en pas douter, mais le rejoindre m’aurait privée de l’opportunité de partir en mission avec Père, et c’était un rêve auquel je ne pouvais renoncer.

Il me semble opportun, d’ailleurs, d’enfin vous révéler ce qu’il s’est passé lors de ma première mission. Je sais que mon mutisme à mon retour a été une cause de grande détresse pour vous, encore une fois, je suis navrée de vous avoir fait traverser des moments aussi pénibles, mais comprenez que, même encore aujourd’hui alors que des soucis bien plus urgents, bien plus graves, me tourmentent, il m’est extrêmement difficile de repenser à cette mission sans avoir des sueurs froides. Comme vous le savez sûrement, nous sommes partis en Amérique du Sud dans l’espoir de mettre la main sur quelque artefact de l’époque précolombienne.  Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que durant des siècles, les mages dans cette partie du globe, sans spécialement foisonner, étaient d’une remarquable puissance grâce à la quantité de sacrifices auxquels ils pouvaient procéder. Il était donc très cohérent de pouvoir trouver dans la tombe de l’un de ces sorciers un objet de grand intérêt. Nous partions tous en sachant que les missions ordonnées par la Loge sont rarement des promenades de santé, mais rien ne nous préparait à ce que nous avons affronté là-bas…

Trouver le tombeau a été relativement aisé, contre toute attente. Notre source était fiable, et si le décor nous a quelque peu induits en erreur au début, nous avons rapidement déjoué les pièces de l’évolution de la jungle pour atteindre notre objectif. L’errance a été d’environ une semaine. A la fin de la suivante, notre camp était établi et tournait déjà à sa vitesse de croisière, permettant assez brièvement après l’arrivée de procéder à l’ouverture du caveau. Je ne m’étendrai pas sur ses mécanismes de défense, qui, vous vous en douterez, étaient fatalement ingénieux. Ce n’a pas été sans mal, mais nous sommes parvenus à tous les déjouer sans essuyer de pertes. Ce n’est qu’après avoir atteint le cœur du tombeau que les choses se sont gâtées, totalement à notre insu… Nous ignorions, à ce moment-là, qu’ouvrir une boîte sur laquelle des champignons avaient fossilisé pourrait s’avérer aussi dangereux…

Cette boîte était semblable aux vases canopes égyptiens. Plaquée d’or, elle renfermait ce qui avait dû être les yeux du mage, qui, en fossilisant, s’étaient vus recouvrir d’une carapace nacrée, comme des perles de culture… Ce que nous ignorions, c’était que des reliquats de magie ont subsisté, et ont fini par imprégner non seulement la boîte, mais également le parasite. Le premier à l’avoir compris fut oncle Richard, que cette découverte emballait comme un enfant. Vous savez qu’il était l’un des rares hommes à pratiquer, comme vous, la magie des plantes… Ce champignon corrompu d’un autre âge est devenu son sujet d’étude attitré et privilégié. J’ai eu le déplaisir de l’assister pendant ses recherches, pour finir par y renoncer. Mon oncle s’était mis en tête de ressusciter le champignon, afin de l’étudier plus en détails, ses propriétés, la proportion de corruption magique, quels en étaient les différents effets, etc. Scientifiquement parlant, c’était un sujet passionnant et je comprends qu’il ait tourné la tête de mon oncle. Cependant, se livrer à ce genre d’étude sans laboratoire digne de ce nom était inconséquent. Nous en avons tous payé le prix… Mon oncle en premier.

La découverte de son cadavre, que nous n’avons pu identifier que par élimination, a été le tournant que je redoutais depuis au moins un mois. Je l’ai trouvé, dans sa tente, si méconnaissable que j’ai d’abord douté que ce fut lui. Sa cage thoracique, ses membres, avaient tous implosés, ne laissant plus que des fleurs sanguinolentes de chair déchiquetée. Une grande confusion a évidemment suivi cette macabre découverte, qui a poussé le camp aux portes du chaos. Heureusement, Mr Starkweather, aventurier aguerri comme vous le savez, et donc habitué des situations de crise, est parvenu à réinstaurer le calme. Une enquête a donc été lancée, afin de déterminer les causes et circonstances de l’incident. Avant qu’elle ne trouve son dénouement, trois explorateurs de plus étaient retrouvés morts, leur cadavre dans le même état. L’étau se resserrant, nous fîmes des découvertes terrifiantes… Il s’avérait que l’origine de ces morts était le champignon corrompu, et surtout ses spores. Comme une seule entité parasite, il allait d’hôte en hôte, nécessairement humain semblait-il, étendait son réseau, pour survivre et, s’il avait le malheur de se sentir acculé, détruisait son hôte. Dans le cas contraire, il devenait son pantin et mutait horriblement… Cependant, il était impossible de savoir, avant qu’il ne soit trop tard, qui était parasité et qui ne l’était pas, si même si, une fois parasité, une purge était possible.

Un climat de paranoïa a fini de détruire le camp… Mr Starkweather, ayant découvert que le feu effrayait plus qu’il ne l’était possible la créature, a commencé à poursuivre les membres de l’expédition, torche à la main. « Ca ne peut pas se répandre ! » hurlait-il. Il a voulu s’en prendre à moi. J’ai trouvé refuge dans l’une des tentes du camp, celle du stock, me suis cachée à un endroit où il ne pouvait m’atteindre en raison de sa stature. Voyant qu’il ne parviendrait pas à m’attraper dans un délais qu’il lui semblait raisonnable, il est sorti et a mis le feu à la tente… J’ai failli brûler vive et ne dois mon salut qu’à l’éveil de ma maîtrise de la magie de la pierre (je commençais tout juste à ce moment-là), qui m’a permis de me constituer une armure d’argile juste le temps de sortir du brasier qu’était devenu ma retraite. Quand je suis sortie, j’ai trébuché sur le cadavre de Starkweather, tué entre temps par le dernier des zombies du parasite. Il me semble vital de préciser ici que malgré la fièvre qui l’a poussé à vouloir me brûler vive, et les malheureuses conséquences de ce geste sur ma personne, Mr Starkweather fut un héros. De nous tous, il est celui qui a identifié le plus de contaminés, et a eu le courage de faire ce qui devait être fait. Malheureusement, nous n’avons pu endiguer l’épidémie… J’ai dû tuer le dernier des membres de l’expédition, et ne peut me targuer d’être en vie que parce que j’ai senti, grâce à mon affinité avec les plantes, le parasite tenter de me contaminer et ait pu le tuer avant qu’il ne parvienne à étendre tout à fait son emprise sur moi. J’aurai aimé pouvoir le faire avec tous les membres de l’expédition… Peut-être qu’avec quelques années en plus ?

Quoiqu’il en soit, vous savez désormais ce qu’il est advenu du frère de père. J’aurai aimé avoir le courage, la force, de vous raconter tout ceci de vive voix, seulement, cela me semble compromis. Je regrette de ne pas avoir usé de ces innombrables occasions depuis mon retour auprès de vous, depuis la mort de père, pour le faire. Je me disais, bêtement, que nous aurions le temps…

Il faut que vous sachiez que je ne souhaitais rien de ce qu’il s’est produit à Bilsbury, et me blâme chaque jour de la tournure des évènements. Il n’y a que la crainte de voir se répéter cet incident qui me retient de me rendre moi-même au Culte de la Lumière pour y mourir. J’aimerai avoir le cran d’affronter la mort avec dignité, mais je ne sais pas si j’en suis capable… Mais je vous assure que je fais tout ce que je peux pour me racheter, espérant un jour redevenir digne de vous. J’ai fait une chose terrible, qui me hante et me hantera jusqu’à la fin de mes jours, mais je vous le jure, ce n’était pas ce que je voulais… La perspective d’être brûlée vive… Nous savions que le feu me terrorise depuis ma première mission, et vous savez à présent pourquoi, mais j’ignorais que c’était à ce point… J’ai senti toutes mes barrières céder, à commencer par celle de la raison. Un voile a occulté mes yeux, je ne me souviens pas de ce que j’ai vu. Seul mon cri demeure et résonne dans ma tête, encore et encore…

Sachant ce que j’ai fait, j’étais incapable de me représenter devant vous. C’était inconcevable. Lâchement, j’ai pris la fuite, sans assumer mes actes. Etonnamment, j’ai trouvé de l’aide, et en avais bien besoin, la dissimulation n’ayant jamais été dans mon tempérament. Je ne vous dirai pas qui afin de ne pas les mettre dans des situations embarrassantes, mais plusieurs personnes m’ont tendu la main et conseillée sur la conduite à adopter. A ma grande surprise, ils ne m’ont pas fait le moindre reproche… Dans leur regard, je n’ai vu que de la pitié. Ce n’est pas plus supportable, mais ça m’a suffisamment étonnée pour que je le relève. En tous cas, c’est grâce à eux que je suis encore en vie, plus d’un an après les faits.

Soyez assurée, chère Maman, que, fidèle à vos enseignements, je ne me repose jamais sur mes lauriers et ne laisse perpétrer des actes que je ne saurai subir. La souffrance est partout, j’essaie de l’atténuer partout où je le peux. Dans cet objectif, je travaille à l’heure actuelle à un projet d’envergure, dans lequel je me suis retrouvée imbriquée malgré moi… L’homme qui mène la danse, que j’ai longtemps pris pour un méprisable pilleur de tombe (et pour cette raison, qui m’a longtemps laissé des sentiments très ambivalents), s’est avéré être bien plus que cela, plus déterminé, plus déterminant. Il a le courage qui me fait si cruellement défaut. Lors de notre rencontre, il m’a menacée, en sachant pertinemment ce de quoi j’étais la sinistre auteure… Il n’a pas craint de m’effrayer, et d’en possiblement payer le prix, le besoin le poussait au-delà de ce genre de considération.

Je ne vous dirai pas de quoi il avait besoin, mais je le lui ai fourni, dans la mesure de mes moyens. Il s’est révélé être redoutablement intelligent, et son environnement très stimulant. Son but est noble. J’aspire à cette noblesse. Peut-être que l’assister du mieux que je peux dans sa tâche m’ouvrira les portes de la rédemption… Là où le sort démontre son sournois sens de l’ironie, c’est qu’à mon exemple, il est une âme perdue… Mais je ne laisserai pas l’Enfer l’avaler, Maman… Je le jure. Les hommes de sa trempe ne méritent rien d’autre qu’un repos éternel paisible. Je ne sais pas si je parviendrai à sauver mon âme, mais vous avez ma parole que je sauverai la sienne…

Soyez assurée de ma dévotion et de mon amour.

Tendrement,

Evie.


Derrière l'écran
Qu'on en sache un peu plus

+ Votre pseudo sur le net : L’affreuse Jojette.
+ Votre age : Pas née d’hier ma bonne dame.
+ Fréquence de connexion :  Ca dépend de la couleur de mon short.
+ Comment avez vous connu le forum ? On m’a dit qu’il était bien. J’ai vu de la lumière alors je suis rentrée.
+ Des questions ? Non, là comme ça, non.
+ Crédits des images que vous utilisez : C’est moi que j’les ai faites ! & gifs par alwaysmakingicons
+ Célébrité utilisée pour l'avatar : Odette Annable





Le mystère est la fleur de Dieu que nous sentons.
Au coeur de la brume, je vais
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres; adieu, vive clarté de nos étés trop courts !


Dernière édition par Evelyn L. Eliott le Ven 15 Sep - 13:28, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Admin
Messages : 120
Localisation : Partout
Humeur : Au beau fixe
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Mar 12 Sep - 17:47

Evelyn L. Eliott a écrit:
+ Comment avez vous connu le forum ? On m’a dit qu’il était bien. J’ai vu de la lumière alors je suis rentrée.

Mi fleur, mi cailloux, mi humaine et mi papillon de nuit. La classe Laughing

Willkommen hap
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://extenebrislux.forumactif.org
avatar
Loup-Garou
Messages : 120
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Mar 12 Sep - 18:05

Bienvenue chez les dingues !

:fiesta:

Bon courage pour ta fichette, surtout.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Samaël
Messages : 224
Localisation : Un peu partout
Humeur : Apocalyptique
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Mar 12 Sep - 19:45

:coucou:

Hé coucou !

Bienvenue par ici bonglama: :fiesta: :banana:


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Le Dahlia
Messages : 57
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Mer 13 Sep - 9:12

Le Conteur a écrit:
Evelyn L. Eliott a écrit:
+ Comment avez vous connu le forum ? On m’a dit qu’il était bien. J’ai vu de la lumière alors je suis rentrée.

Mi fleur, mi cailloux, mi humaine et mi papillon de nuit. La classe Laughing

A la Kaamelott What a Face
Mi-ours, mi-scorpion et remi-ours derrière gnihi!


Merci beaucoup à vous tous I love you





Le mystère est la fleur de Dieu que nous sentons.
Au coeur de la brume, je vais
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres; adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Admin
Messages : 120
Localisation : Partout
Humeur : Au beau fixe
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   Ven 15 Sep - 14:39

img
Validée !



Bim bim ! Je te valide.
Petit PV des familles enfin pris, c'est cool What a Face
Amuse toi bien surtout ^^

:banana: :fiesta: 


Quelques petits liens utiles au passage :

Les demandes de Rp se trouvent par ici. N'hésite pas à poster la tienne et à te proposer à celles et ceux qui en postent.

Ton journal de bord se trouve ici. Tu peux poster tout ce que tu souhaites dans cette zone. Ta chronologie, le listing des liens de ton personnage, tes PNJ. Ce sous forum est totalement à toi x) (En cas de doute, il se trouve dans la partie Journaux de bord / Les Sorciers / Evelyn L. Eliott.

• Si tu as besoin que l'on ajoute le  logement de ton personnage n'hésite pas.

• Si tu souhaites participer à l'étoffement du background c'est par ici.

• Venir flooder avec nous c'est par ici. C'est le double effet kiss cool, ça booste un peu les stats du forum et ça permet de se faire des copains.

Voilà voilà. Dans tous les cas, bon jeu par ici ! Wink

Et pis tu sais où aller si tu as des questions à poser hein Razz

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://extenebrislux.forumactif.org
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Evelyn L. Eliott [Terminée]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Evelyn L. Eliott [Terminée]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)
» Azur, adorable petite boule de poils bleue. (Terminé. )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ex Tenebris Lux ::  :: Les Personnages :: Fiches validées-
Sauter vers: